Matthieu Bonin, parrain 2018 d’AccessiJeux !

Déjà 3 ans qu’AccessiJeux a été créée et comme chaque début d’année nous annonçons notre nouveau parrain, le 4 ème donc… Après Bruno Cathala, Benoît Forget et Mathilde Spriet. nous sommes ravis que Matthieu Bonin ait accepté de reprendre le flambeau !Matthieu a été l’un des tous premiers partenaires d’AccessiJeux lorsqu’il travaillait chez l’éditeur/distributeur IELLO. Son soutien alors quAccessiJeux n’était encore qu’un projet naissant nous a ensuite permis de convaincre les uns après les autres les différents éditeurs français. Son statut actuel de président du réseau des cafés ludiques nous permettra peut être d’avancer ensemble vers plus d’accessibilité pour les joueurs déficients visuels dans les bars à jeux français.

Nous avons posé quelques brèves questions à notre nouveau parrain pour vous permettre de faire un peu mieux connaissance avec lui…

AJ : Alors, pour commencer, qui es-tu, Matthieu ?

Matthieu : Je suis né en 1979 à Auxerre, j’ai fait des études d’Anglais et de Communication à Dijon, Lyon et Austin (USA). Je vis à Lyon depuis 15 ans.

AJ : Quel est ton parcours professionnel ?

Matthieu : J’ai travaillé dans le milieu culturel, dans la formation et dans la politique de la ville (à Lyon) pendant plusieurs années, avant de rejoindre brièvement le Ludopole, puis l’éditeur IELLO en 2012, en tant que responsable Communication. Depuis juin, je travaille avec les Finlandais de Playmore Games qui développent Dized, une application mobile proposant divers contenus pour les jeux de société (tutoriels interactifs, règles numériques, contenu additionnel, etc.).

Parallèlement, j’ai été bénévole, administrateur et président du café-jeux lyonnais « Moi j’m’en fous je triche » de 2007 à 2012, et depuis 2016 je suis administrateur de La Feinte de l’Ours, à Nancy, au nom de laquelle je préside le Réseau des cafés ludiques depuis sa création au festival de Cannes en février dernier. On travaille depuis près de 10 ans sur ce rapprochement, et c’est un vrai aboutissement de le voir enfin se concrétiser.

AJ : Tu as été un des premiers à nous faire confiance quand tu travaillais chez IELLO, 3 ans après quel est ton regard sur les avancées d’AccessiJeux ?

Matthieu : C’était une évidence pour moi de soutenir votre initiative, même si on ne pouvait pas savoir que votre projet rencontrerait autant de succès. Aujourd’hui, je suis ravi de constater que l’association brille non seulement par ses actions pour rendre plus accessibles les jeux de société (animations, adaptations, etc.), mais qu’elle joue aussi à plein son rôle de sensibilisation auprès de joueurs voyants et fédère une vraie communauté autour d’elle, au point de s’inscrire naturellement et durablement dans le paysage ludique français.

AJ : Tu as été et est donc toujours très investi dans le milieu des bars à jeux… la problématique de l’accueil de joueurs porteurs de handicaps dans les bars à jeux s’est-elle déjà posée ?

Matthieu : Oui et non. Les bars sont par exemple tenus légalement de pouvoir accueillir des personnes à mobilité réduite, et la plupart inscrivent dans leurs statuts la mission de promouvoir le jeux de société et de faire jouer tous les publics, et pas seulement ceux qui viennent naturellement et facilement au jeu. Dans ce cadre, de rares partenariats locaux existent déjà, mais il nous reste beaucoup de travail pour adapter notre offre (et pas seulement nos lieux) aux diverses spécificités des personnes porteurs de handicaps.

AJ : Crois-tu qu’AccessiJeux pourrait être utile aux bars à jeux et si oui comment ?

Matthieu : Depuis près d’un an, les cafés ludiques sont officiellement organisé en Réseau national, ce qui nous permet notamment d’échanger sur des problématiques communes. On s’est ainsi aperçu que plusieurs cafés s’étaient déjà interrogés sur les opportunités d’accueillir des joueurs non-voyants ou malvoyants, mais qu’ils ne savaient pas vraiment quels jeux proposer et comment les expliquer. Le travail d’AccessiJeux est donc une excellente source d’inspiration, et nous espérons pouvoir profiter de son expertise pour améliorer nos pratiques et être capables d’ouvrir vraiment nos lieux à de ces nouveaux publics.