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Bruno Cathala, premier parrain de l’association AccessiJeux !

Bruno_CathalaNous sommes très fiers et heureux de vous annoncer que Bruno Cathala a accepté d’être le parrain de notre association pour sa première année d’existence. Qu’un auteur de jeux de son calibre nous réponde favorablement est un signe très positif et encourageant pour nous. Après les éditeurs qui nous proposent leur aide pour développer nos projets, c’est le signe que le monde du jeu se sent concerné par l’accessibilité des jeux aux déficients visuels.

Il faut dire que dans « jeux de société », il y a « jeux » mais aussi et surtout « société ». Le jeu est un formidable outil de rencontre, de partage, de vivre-ensemble… Tout le contraire donc de la discrimination ou de l’exclusion en raison d’un handicap.

Depuis quelques années, Bruno est l’un des auteurs français les plus en vue et les plus prolifiques. Ses créations trustent les récompenses des plus grandes manifestations ludiques internationales. En le choisissant comme parrain, nous voulions à la fois signifier notre présence aux acteurs du monde ludique mais aussi montrer la ligne éditoriale d’AccessiJeux car Bruno incarne à merveille le renouveau du jeu de société. Bon OK, il a créé quelques jeux plutôt destinés aux joueurs aguerris qu’il nous serra difficile de rendre accessibles aux bigleux (comme son « Five Tribes » qui vient de remporter l’As d’O’r « Grand Prix » au festival International du jeu de Cannes 2015), mais pas que… et nous tâcherons de vous les faire découvrir !

Merci monsieur Bruno Cathala !

Suivez Bruno Cathala sur son blog http://www.brunocathala.com/

AccessiJeux devient une association !

Voilà, c’est fait ! Après avoir créé un groupe Facebook qui n’en finit pas de grossir (et là pour le coup grossir est une agréable sensation !), après avoir lancé le site web du même nom, et surtout après avoir reçu tant de témoignages de félicitations, de soutien et d’encouragements, l’association AccessiJeux a été créée en ce début d’année 2015… Champagne !

AccessiJeux, c’est qui ?

L’association a été créée par 3 quarantenaires, amis d’enfance passionnés de jeux (Xavier Mérand, Jérôme Micucci, Guy Treffre) dont l’un est atteint de Rétinite Pigmentaire, maladie génétique première cause de cécité en France. La communauté sur Facebook est assez variée et de plusieurs pays francophones. On y trouve des malvoyants, des non-voyants, des proches de déficients visuels, des ludothécaires à la pêche aux infos pour adapter leurs jeux… Nous espérons que le public qui constituera les membres de cette association sera aussi hétéroclite et enrichissant. Pour l’heure, les adhésions ne sont pas ouvertes car nous préparons la réponse à la question « A quoi a-t-on droit quand on est adhérant ? » mais, sans en dire trop, nous pouvons vous dire que nous travaillons déjà depuis plusieurs mois sur un projet très innovent en collaboration avec 3 éditeurs de jeux partenaire d’AccessiJeux : les sociétés Amigo (Allemagne), Gigamic (France), et Iello (France). Leur aide nous est précieuse et a fortement contribué à notre motivation pour créer l’association. Ne manquez pas l’ouverture des adhésions en vous inscrivant à la newsletter !

Plus de détails sur ce projet mystère ?

L’outil technologique que nous sommes en train de mettre au point permettra aux déficients visuels de jouer à un très grand nombre de jeux qui leur sont aujourd’hui inaccessibles et, nous l’espérons, pour le même prix qu’une personne valide, pour les adhérents à l’association du moins. Pour être plus explicite, il s’agit de rendre accessibles les jeux ayant de nombreux contenus de textes, symboles, ou couleurs et ce avec l’aide de la synthèse vocale d’un smartphone…

En effet, aujourd’hui un déficient visuel qui aime jouer se trouve confronté à de multiples questions au moment d’acheter un jeu… Qu’y a t-il dans la boîte ? Est ce que je vais m’en sortir avec le matériel ? Est ce que je vais pouvoir jouer en parfaite autonomie ? Sans déranger les autres joueurs ? Sans ralentir le jeu ? AccessiJeux ambitionne de répondre à toutes ses questions en dressant progressivement une liste de jeux accessibles directement à l’ouverture de la boîte ou après quelques petits bricolages maison.

Des jeux ? Mais quels jeux ?

A l’heure ou le virtuel est partout dans nos rapports sociaux, le jeu de société vit pourtant son âge d’or et l’Euope et plus particulièrement la France n’est vraiment pas à la traîne en termes de création ludique. Des centaines de jeux paraissent chaque année. Beaucoup plus de jeux en tout cas qu’il n’y a de place dans les magasins de jouets ou les grandes surfaces et tout le monde n’a pas forcément le réflexe d’aller dénicher un jeu dans un magasin spécialisé en jeux de société, ni forcément la chance d’avoir un de ces magasins à côté de chez lui. AccessiJeux va continuer de dénicher ces jeux pour vous et vous les présenter en vidéo sur son site.

Des jeux spécialisés ou des jeux pour tous ?

Un certain nombre de sites spécialisés dans le handicap visuel proposent des jeux qui, à notre sens, ont un plaisir ludique assez limité vu la création actuelle (memory tactile, 7 familles en braille…) ceci dit, qui n’a jamais joué au Memory ou au 7 familles ? Certains « gros jeux » se trouvent aussi en version adaptée (Scrabble braille, UNO braille…) mais comme ils sont édités en très petite séries, leur prix est parfois rédhibitoire… Il est très décourageant de se dire qu’en plus de devoir vivre un handicap au quotidien, on doive payer plus que les autres pour se détendre ! Nous ne critiquons absolument pas ces initiatives, au contraire nous les encourageons, car tout ce qui va dans le sens de l’accessibilité va dans le bon sens. Simplement, plus que vers le « jeu spécialisé », nous choisissons de nous orienter vers le « jeu pour tous », le jeu moderne comme on l’appelle aujourd’hui.

Un premier objectif ?

L’association disposera d’un petit stand durant le festival « Paris est ludique » (à Paris donc) les 13 et 14 juin 2015. L’objectif est d’y faire jouer ensemble des déficients visuels et des valides, mais aussi d’y présenter en exclusivité notre outil d’accessibilité au public et aux professionnels du jeu… Alors rendez vous là bas !?

Robin Red Games, des jeux en braille !

logoCe matin est arrivé au courrier une enveloppe contenant 4 jeux de cartes en provenance de l’éditeur corrézien Robin Red Games. En mettant la main dans l’enveloppe et sans regarder de quoi il s’agissait j’ai tout de suite compris en sentant à la surface de chacune des boites des inscriptions en braille…

ICONE VOYANTICONE NON VOYANT

A paris, il y a des digicodes à affichage digital dont les touches sont transcrites en braille. Ceux qui y voient bien et ceux qui n’y voient pas du tout peuvent entrer… Mais ceux qui n’y voient pas bien restent à la porte ! C’est malheureusement la même chose pour ces jeux qui ne sont pas adaptés aux malvoyants de part leurs graphismes fins et colorés, en revanche, voyants et non-voyants pourront jouer ensemble sans soucis puisque toutes les cartes sont transcrites en braille ! C’est bien le seul reproche que je puisse faire et j’ai plutôt envie de féliciter et d’encourager cet éditeur !

En effet Robin Red Games n’est pas un éditeur qui fait du jeu spécialisé pour les handicapés visuels. Non, Pascal Boucher son créateur et illustrateur est un éditeur qui fait du jeu pour tous et a visiblement le soucis de l’accessibilité de ses jeux pour les non-voyants puisque des versions brailles sont disponibles en plus des versions standard. Les 4 jeux reçus sont « mon premier jeu de cartes », « le misti’zzle des fables de La Fontaine », « le 7 familles Noël » et « Aristo’zzle, jeu des 7 familles ». Des jeux simples et accessibles aux plus jeunes donc…

jeux en braille

A l’heure où l’on essaye de favoriser le Made in France pour relancer la croissance, il est à noter que Robin Red Games gère toute la production de ses jeux en local, qu’il s’agisse de la création, la fabrication ou de la phase de tests par les familles de la région !

Avec ces jeux, pas besoin de vous embêter à embosser les cartes sur vos tablettes et Perkins, Robin Red l’a fait pour vous et de fort belle manière puisqu’il ne s’agit pas de poinçonnage mais de pose de points en résine, une méthode que je connaissais puisque je l’avais fait pratiquer par la société Tom’s 3D sur la pochette d’un de mes albums (car je suis chanteur). Il est également à noter que les règles des jeux sont disponibles en mp3 sur le site de l’éditeur ce qui prouve son implication jusqu’au bout pour l’accessibilité des jeux de société. Bravo !

Découvrez les jeux sur le site http://www.robinredgames.com/

Le jeu de rôles, c’est accessible !

JDR HobbitTout le monde s’est un jour rêvé chevalier, princesse, Jedi, Hobbit, Mage ou Elfe… De nombreux jeux vidéo proposent de belles aventures ludiques dans ces univers peuplés arbres enchantés,  de dragons à deux têtes et autres Trolls des forêts. Mais ces jeux, les malvoyants et les aveugles n’y ont malheureusement pas accès. Pour sympathiser avec un nain des montagnes ou déterrer un trésor les yeux fermés, l’alternative s’appelle le jeu de rôles (JDR). Plus qu’une alternative, le jeu de rôle est une branche du jeu de société qui compte de nombreux adeptes qui se retrouvent autour d’une table le temps d’une soirée armés d’un dé, d’une feuille et d’un crayon.

Les jeux de rôles suivent des scénarios commercialisés ou écrits par des amateurs dans lesquels chaque participant incarne un personnage qui va évoluer tout au long de l’histoire. Il va devoir gérer ses ponts de vie, son argent, ses capacités… « Le Jeu de Rôles reposant surtout sur l’imagination et de la communication, les adaptations pour les joueurs non-voyants sont en fait assez simples. » affirme Nicolas Joly, président de l’AJAJDR (Auxerre) qui accueille depuis plusieurs années des enfants malvoyants et aveugles pour leur faire partager sa passion pour les jeux de rôles.

[youtube width= »504″ height= »378″]https://www.youtube.com/watch?v=D6I79SgJ8w8[/youtube]

[youtube width= »504″ height= »378″]https://www.youtube.com/watch?v=Gb43fjwztfQ[/youtube]

Plus d’infos sur : http://ajajdr.over-blog.com/

Jouer avec le Cubarithme Braille

Cubarithme
Photo : http://www.enfant-aveugle.com/

Le Cubarithme est une tablette à calculer inventé par deux professeurs de mathématiques mais dont l’idée d’origine revient à un accordeur de pianos.

Cette tablette utilisée à l’école par les enfants aveugles peut recevoir deux sortes de cubes dont les faces sont en relief :

Des cubes arithmétiques permettent d’écrire des chiffres en Braille et par exemple de poser des opérations, et des cubes algébriques, composés de trois carrés mobiles en plastique sur lesquels sont représentée les 4 possibilités de positionnement des points braille (1 point à gauche, 1 point à droite, 2 points ou rien) ce qui permet de former les 63 caractères braille.

Grace à cet outil, Christine Hénault, une maman bricoleuse a eu l’idée d’adapter de nombreux jeux (Yahtzee, Bataille navale, Sudoku…) pour son fils aveugle. En 2009, elle obtient pour son travail le 3ème prix au concours des « papas bricoleurs et mamans astucieuses » (Leroy Merlin, Handicap International).

Acheter un Cubarithme : www.avh.asso.fr/magasin/produits/15000.php

Sources : http://petitmuseedubraille.free.fr et www.enfant-aveugle.com

Comment les aveugles jouent-ils aux échecs ?

Cet article de Laurent Boucher a été publié dans LA VOIX DU NORD le 29.05.2014

A l’occasion des championnats de France 2014 des malvoyants et non-voyants, le journaliste a demandé au vice-champion 2013 de nous expliquer sa façon de procéder face à son échiquier « spécial ». (Photos : Pascal Bonniere)

Olivier Deville touche les pièces pour les distinguer ; les noires sont surmontées d’un petit picot.

Olivier Deville, 50 ans, domicilié en Haute-Loire, a subi une baisse progressive de sa vue à partir de l’âge de 30 ans en raison d’une rétinite pigmentaire. Il joue depuis 1978 en compétition « valides » et depuis 2010 avec les aveugles.

Le Matériel

Chez « valides », il y a un seul échiquier. Les joueurs disposent d’une pendule décomptant le temps imparti et ils notent leurs coups sur une feuille de papier réglementaire. Chez les non-voyants, les joueurs disposent chacun d’un petit échiquier personnel. Olivier Deville décrit le sien, à peu près standard : « Les cases noires sont surélevées par rapport aux blanches. On différencie les pièces blanches et des noires par un petit picot les surmontant. On touche les pièces pour les distinguer les unes des autres. C’est très tactile. »

La réflexion

« Le joueur touche les pièces, on regarde (sic) les cases où il y a le moins d’emprise, si la diagonale est libre… C’est une habitude à prendre. Certains joueurs qui perdent la vue progressivement comme moi ont du mal. Au début, je regardais l’échiquier de près. Après, j’ai alterné : en regardant et en touchant. Depuis cette année, je joue de manière complètement tactile. Les joueurs les plus forts, même aveugles, arrivent à jouer sans les mains. Mais moi, j’ai besoin de toucher, sinon, je joue moins bien. »

 


Le déroulement de la partie
« Le joueur énonce le déplacement en nommant la pièce et la position. Par exemple : Pion, A4. Chaque joueur note les coups. Moi, je note en noir (il écrit). Certains écrivent en braille (sur un afficheur), d’autres disent les coups sur dictaphone. » Un juge-arbitre intervient en cas d’erreur ou de litige. La pendule est adaptée aux non-voyants : ils touchent les aiguilles pour mesurer le temps écoulé et celui, précieux, qu’il leur reste pour jouer. Une partie peut durer jusqu’à quatre heures. Dans le jargon échiquéen, on parle d’une partie en « deux heures KO » : si un joueur dépasse ce délai, il perd la partie. C’est la même règle que chez les « valides ». Sauf qu’une partie si longue est « plus fatigante » pour un non-voyant « car ça réclame plus de concentration », témoigne Olivier Deville.

Adrien Hervais: «Je serais meilleur en travaillant plus»

 

Adrien Hervais, champion d’échecs

Dix fois champion de France des non-voyants, le Rouennais Adrien Hervais, 32 ans, fait penser au pianiste virtuose Michel Petrucciani dans son fauteuil. « Mais ce n’est pas son handicap qui le définit », insiste son père, Alain, qui l’accompagne avec son épouse Monique sur les compétitions de « valides » ou de non-voyants. Interview de cet homme à l’intelligence au-dessus de la moyenne.

– Comment avez-vous découvert le jeu d’échecs ?
« Je joue depuis l’âge de 6 ans et demi. J’ai découvert le jeu dans un établissement pour handicapés visuels. Il y avait un club d’échecs et un élève m’a appris. Je me suis inscrit dans un club pour valides et j’y ai pris goût. »

– Vous êtes titulaire d’un DEA en droit public. Avez-vous pu trouver du travail ?
« J’ai été journaliste dans une radio rouennaise. Maintenant, je recherche un emploi dans le journalisme. Et on a un gros projet associatif autour des échecs avec l’organisation des championnats d’Europe des non-voyants en 2015 à Lyon. »

– Comment est perçu votre handicap par vos adversaires ?
« En vingt-cinq ans, une seule personne a voulu refuser de jouer contre moi, avant de finalement le faire. Sinon, les relations ont toujours été sympas. »

– Est-ce plus difficile de jouer quand on est non-voyant ?
« C’est un jeu complètement accessible. Il faut toucher les pièces ou se fier à sa mémoire. Moi, j’utilise un peu des deux techniques. J’ai la position en tête, mais mes pièces sont utiles. C’est une sécurité. On prend simplement plus de temps. Ma difficulté, c’est que je joue très lentement. J’ai toujours eu du mal avec les cadences (de jeu). »

– Seriez-vous plus performant si vous aviez la vue ?
« Peut-être… Mais je serais meilleur si je travaillais plus. Le frein, c’est pour la documentation échiquéenne. Mon père m’a lu beaucoup de livres dans le passé. Désormais, j’utilise des outils informatiques : synthèse de parole, braille. Cela me permet d’étudier des parties de grands maîtres (internationaux). »

Un éditeur Texan tourné vers l’accessibilité !

64C’est à une soirée-jeux dédiée aux tests du prototype du très amusant « Fame Us » que j’ai fait la connaissance de Christophe Hermier, son créateur, qui constatait alors les difficultés pour un malvoyant de participer à de telles soirée avec des valides. Nous avons parlé accessibilité et je l’ai senti concerné par ce problème. Il me montrait même des prototypes tournés vers l’accessibilité qu’il avait reçu lorsqu’il était éditeur de jeux. Quelques mois plus tard ce dernier m’envoie un mail en me disant « Tiens, ça devrait t’intéresser… » Et comment ! Il m’envoyait un lien vers le site de la société 64 Oz Games qui semblait avoir fait de l’accessibilité des jeux de société aux aveugles son cheval de bataille.

Richard GibbsC’est au Texas qu’est basée cette petite société d’édition créée par Richard Gibbs, un professeur de sciences pour éditer ses propres créations. Sa femme Emily Gibbs travaillant avec des enfants aveugles l’a semble-t-il sensibilisé à l’accessibilité de ses jeux au point qu’ils décident ensemble de partir sur un nouveau projet : Créer un kit d’accessibilité permettant aux aveugles de jouer à de nombreux jeux de société, y compris de gros jeux de stratégie à l’européenne dont Richard est fan.

L’idée m’a tout de suite séduit et pour cause, j’avais eu la même ! Et visiblement leur démarche est aussi celle d’Accessijeux c’est à dire au delà du Tarot, du Scrabble et du Uno, adapter des jeux qui sont des blockbusters inaccessibles afin que les meilleurs jeux puissent être joués par tous.

Face aux coûts de production d’un tel projet, différentes formules étaient à l’étude pour ce kit et devaient dépendre des fonds récoltés en crowd-funding, c’est à dire via une cagnotte participative. De mars à avril 2014, 731 donateurs ont réuni 20 318 dollars ce qui leur permet de lancer la production de leur Kit d’accessibilité qui devrait voir le jour en décembre 2014.

2a08f9fa634b7f2a24483d4c4923a5b2_largeLeur idée première est un système de pochettes transparentes sur lesquelles les informations des cartes seraient transcrites en braille ce qui permettrait aux personnes aveugles de jouer avec leurs amis valides. Les jeux premiers jeux annoncés sont Bohnanza, Munchkin, 7 Wonders, Tiny Epic Kingdoms, Guillotine, Tichu, Dominion, Lost Cities, Hanabi, For Sale, Love Letter, Genres, Coloretto, St. Petersburg, The Resistance… Très ambitieux quand on connait ces jeux  On demande à voir quand même au niveau jouabilité !

Comme beaucoup de jeux possèdent désormais des extensions une fois leur succès commercial confirmé, ce kit se veut comme une « extension accessibilité », pas bête quand on sait le marché que représentent les déficients visuels à travers le monde…

Dans de nombreux jeux, le texte sur les cartes est trop imposant pour que la transcription braille puisse tenir sur une simple pochette plastique. Le braille serait alors remplacé par un QR Code (code barre) et les informations de la cartes seront disponibles une fois ce code scanné par un smarphone.

Les objectifs de la campagne de crowd-funding ayant été atteints, l’équipe de 64 Oz Games réfléchit à de nouvelles méthodes pour adapter des jeux autres que les jeux de cartes, notamment les jeux de dés (l’excellent King Of Tokyo par exemple).

Bref, cette initiative est très séduisante et même si, of course, tout cela sera transcrit en anglais, il faut suivre tout cela de près cet hiver car ça va dans le bon sens et le fait même d’en parler pourrait peut être inciter nos amis éditeurs de jeux français à en faire de même… Non ?

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